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Durtal

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Dessin d'imagination du Château de Durtal au Moyen-âge
La reconstitution approximative du Château de Durtal au Moyen-âge

Le château de Durtal formait avant sa destruction partielle un carré régulier, flanqué de deux tours carrées au Nord et au Midi, et entouré d'un fossé large et profond (relevé cadastral de 1813, section E). « Une première basse-cour le précédait et on y avait accès par un pont-levis, un grand pont et une passerelle s'abaissant sous un portail carré. Au-devant de cette enceinte s'en trouvait une autre plus grande, également entourée de fossés.

C'était la seconde basse-cour où se voyaient en 1605 trois maisons de résidence, dont l'une pour le chapelain, une maison de four, un colombier et le jardin potager ». On y entrait par deux ponts dormants, « l'ung du costé de bize, et l'aultre du costé du soir, joignant le tout au fosséz du chasteau et à une serve servant de réservoir du matin » (Abbé Martinet, op. cit.).
Le domaine actuel a conservé, outre des douves encore remplies d'eau, l'une des deux tours carrées de l'ancienne demeure féodale : appareillée de briques, elle est couronnée par un rang de mâchicoulis et coiffée d'une toiture à quatre pans. Elle est flanquée d'un corps de logis classique, haut de deux étages, éclairé par deux rangs de fenêtres rectangulaires à linteau supérieur en bois, que sépare un cordon saillant de pierre; deux lucarnes sont ménagées à la base de la toiture, à l'Est. Ce bâtiment est prolongé, vers l'Ouest, par une habitation de type bressan, plus basse, dont un auvent protège la façade principale et l'escalier extérieur, parallèle, qui donne accès au rez-de-chaussée surélevé.
Un bâtiment de dépendances, en briques à membrures de bois, disposé en équerre, ferme la cour au Nord-Ouest.
Puits à proximité, célèbre dans le pays :
« II a environ 15 mètres de profondeur. La partie supérieure est construite en briques; les dix autres mètres sont percés dans le roc dont les parois se rétrécissent, à certaines périodes, de telle manière qu'on est obligé de les retailler de temps à autre pour en rétablir les dimensions nécessaires au puisage. L'eau n'est jamais trouble et conserve toujours le même niveau. Les gens du pays affirment qu'elle fume à l'approche des orages, et qu'on l'entend bouillonner », mais les analyses n'ont rien révélé de très particulier, sinon une teneur assez forte en acide carbonique qui favoriserait des dépôts calcaires analogues à ceux qui composent les stalactites et stalagmites dans les grottes (Annuaire de Saône-et-Loire, 1839).
Documentation :
Arch. départ, de Saône-et-Loire. Série ,1 : archives du château de Durtal.
Abbé MARTINET
(op. cit.).
Annuaires de Saône-et-Loire, not. ceux de 1839 et de 1900.


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