Montpont en Bresse


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Introduction

Historique > La Mairie

Maison de maître bressane, à membrure de bois et galerie médiane flanquée de deux massifs maçonnés sur la façade principale.
La galerie, double (rez-de-chaussée et étage), est portée par deux pilastres de bois, dans le même alignement vertical, et reliés, au rez-de-chaussée, par une triple arcature de bois en cintre surbaissé. La très haute toiture de tuiles plates, à quatre pans, l'abrite en auvent.
Achetée en 1898 et occupée par les Services municipaux, l'ancienne demeure seigneuriale a subi récemment une restauration extérieure systématique qui en a quelque peu altéré le cachet ancien.


HISTORIQUE

« La seigneurie de Granges, à Montpont, comprenait le Bourg, Ardignat, La Collonge, Limay, une partie de Denizet, de La Cha-pelle-Thècle et des Renolles. Elle n'avait aucune justice et dépendait en tout de celle du baron » (Abbé Martinet, op. cit.).
Son origine modeste remonte à une donation d'Henri d'Anti-gny, seigneur de Sainte-Croix, faite à Emonot, dit Rameau, en 1304. Après Huguenin et Guillaume Ramel (1383-1416), Outhenin de Chassai (1416-1456), Etienne de La Fontaine (1456), Henry Maire (1489), la seigneurie passa par alliance à la famille de Granges : mariage de l'héritière avec Eustache de Granges, écuyer du diocèse de Maillezais en Poitou, le 27 mars 1489. La famille de Granges conserva le fief de ce nom à Montpont jusqu'en 1650; elle avait ses armoiries : « de gueules au sautoir d'or », que l'on retrouve sur un socle de pierre conservé à l'église paroissiale de Montpont. En 1650, le domaine passe, de nouveau par alliance, à François du Crozet et à ses héritiers, puis il est annexé en 1686 à celui de Durtal et les seigneurs en sont les mêmes jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
« La maison seigneuriale de Granges était au bourg, en face de l'église (actuellement la mairie et le logement de l'instituteur). Elle ne comprend en 1649 que deux chambres basses et deux chambres hautes, mais elle avait plusieurs dépendances, écuries, maison de four et maison du granger...
En 1652, François du Crozet y fit faire des réparations et maître Viîlardon en acceptait l'entreprise moyennant le prix de 157 livres et 12 coupes de froment. Ces réparations consistaient en un pignon neuf du côté de vent, une galerie nouvelle et une cuisine entièrement neuve » (Abbé Martinet,
op. cit.).


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