Montpont en Bresse


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L'Eglise

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L'ancienne paroisse de Montpont appartenait au diocèse de Lyon et relevait de l'archiprêtré de Bâgé.
L'eglise fut d'abord, et jusqu'au XVIIIè siècle, placée sous le patronage de saint Innocent.
L'église de Montpont se compose d'une nef unique, d'un transept dont la croisée supporte le clocher et d'un chœur à chevet plat. La nef, large, est couverte d'un berceau légèrement surbaissé, articulé par des arcs-doubleaux que supportent des pilastres. Elle est éclairée, de chaque côté, par cinq grandes fenêtres en plein cintre. Deux chapelles, au Nord et au Sud, s'ouvrent sur elle aux deux tiers environ de sa longueur. La nef communique avec le transept par une grande arcade médiane et des passages latéraux de type dit berrichon; à la croisée, voûte d'ogives moulurées d'un cavet, portée sur quatre grandes arcades en cintre brisé; les deux croisillons forment chapelles.
Le croisillon Sud, ancienne chapelle des seigneurs de Durtal, placée sous le vocable de saint Antoine, a conservé une croisée d'ogives toriques qui semblent remonter au XIIIè siècle; ses nervures rentrent dans les angles par des amincissements dépourvus de toute imposte et ne comportent pas de clé de voûte.
Le croisillon Nord, lui, ancienne chapelle Notre-Dame au patronage des seigneurs de Lessot, est voûté d'un berceau en plein cintre.
Le chœur, de souche ancienne, se compose d'une travée droite voûtée d'ogives moulurées d'un cavet, dont la clé est sculptée de l'Agneau crucifère et qui reposent sur de petites consoles; doublet flamboyant dans l'axe.

Toute l'allée centrale de la nef est pavée de grandes dalles tombales de marbre rosé.
Nombreuses étaient en effet les demandes d'inhumation dans l'église de Montpont, particulièrement au xviii" siècle où l'on « donnait ordinairement trois livres pour une grande personne et trente sols pour un enfant. Les prêtres seuls avaient le droit d'être enterrés dans le chœur; les autres personnes devaient l'être dans la nef. Les chapelles étaient réservées à leurs propriétaires » et aux familles de ceux-ci. Comme le pavé de l'église avait à souffrir de ces intumulations, rapporte l'abbé Martinet, historien de Mont-pont, on arrêta, en 1760, que désormais « on ne pourrait enterrer dans l'église qu'à condition que les héritiers du défunt soient obligés de faire poser sur la fosse une tombe de pierre de cinq pieds et demi de longueur et de deux pieds et demi de large... et de payer en outre la somme
convenue » (Archives de Saône-et-Loire, C 282).
Tout l'édifice est construit en briques, y compris le clocher du xvi" siècle, dont l'étage du beffroi, à fenêtres jumelles en plein cintre (refait), est souligné par un bandeau au-dessous duquel courent deux rangs de dents d'engrenage; flèche octogonale couverte d'ardoises.
Le pignon de façade est décoré de petites arcatures et éclairé par un gros oculus à remplage festonné; porte rectangulaire surmontée d'un tympan où sont sculptées les deux lettres grecques :
Alpha et Oméga.


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